Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 08:29
 
  1. Orphée de Jean Cocteau, 1950 avec Jean Marais, François Perrier et Maria Casarès

Orphée est un poète qui devint obsédé par la Mort. Incarné par le personnage de la Princesse, il en tombe amoureux. La femme d'Orphée, Eurydice, est tuée par la Princesse jalouse. Orphée va chercher sa femme dans le monde souterrain...

Le film est directement inspiré du mythe d'Orphée, transposé dans le monde contemporain, et muni d'une symbolique très riche : « Les miroirs sont les portes par lesquelles entre la mort ». « La mort d'un poète doit savoir se sacrifier pour le rendre immortel ». Dans ce film, la Mort, personnage incarné par Maria Casarès est accompagnée dans ses œuvres de deux motocyclistes, qui interviennent là où elle doit opérer. Ses ordres de mission lui sont transmis par des messages personnels du même style que ceux utilisés par Radio-Londres pendant la guerre. Si elle garde son aura et son mystère dans le monde des vivants, elle n'est plus considérée dans l'au-delà que comme un agent en service aux ordres de la bureaucratie céleste.

 

Bibliographie sur le mythe d'Orphée


Cycle complet :


* Article Orphée du dictionnaire Daremberg et Saglio

* Ovide - Métamorphoses - Livre X (descente aux Enfers et chants d'Orphée)

* Ovide - Métamorphoses - Livre XI (mort d'Orphée)

* Apollodore - Bibliothèque, I, 3, 2


Orphée et les Argonautes :


* Pindare - Quatrième pythique

* Apollonios de Rhodes - Les Argonautiques

* Diodore de Sicile - Bibliothèque historique, 25 ; 41-43

* Hygin - Fables, 14 - Argonautae convocati

* Valerius Flaccus, Argonautica, I

* Ronsard - Odes (V) - Ode aux trois soeurs Seymour (1551)

* Pierre Corneille - La Conquête de la Toison d'Or (1660)

* Victor Hugo - Contemplations (1856) - Les Mages (VI, 23)

* Apollinaire - Alcools - Lul de Faltenin (1913)

* Pierre Emmanuel - Hymnes orphiques (1942)

 

 Le poète-musicien :


* Joachim Du Bellay - Les Antiquités de Rome (1558) - «Que n'ai-je encor la harpe thracienne»

* Apollinaire - Le Bestiaire, ou Cortège d'Orphée (1911)

* Victor Segalen - Orphée-Roi (posth.1916)

* Paul Valéry - Album de vers anciens (1926) - Orphée


La descente aux Enfers :


* Virgile - Géorgiques - Livre IV (v. 317-558)

Traduction en vers de Victor Hugo (1817)

Traduction en vers de Marc Legrand (1896)

Traduction de Maurice Rat (1932)

Traduction en vers d'Henri Laignoux (1939)

* Ovide - Métamorphoses, X, v.1-85

Traduction en vers de Thomas Corneille (1698)

* Une lecture allégorique : Boèce - Consolatio philosophiae, III, mètre 12

Traduction (libre) en vers de Louis Judicis de Mirandol (1861)

* Lope de Vega - El marido más firme (1620-21)

* Chapoton - La Descente d'Orphée aux Enfers (1640)

* Tristan l'Hermite - La Lyre - Orphée (1641)

* Gérard de Nerval - Les Chimères - El Desdichado (1854)

* Hugo - La Légende des siècles - Orphée (1877)

* R. M. Rilke - Nouveaux poèmes, Orphée, Eurydice, Hermès - (1907-1908)

* R. M. Rilke - Sonnets à Orphée (1923)

* Jean Cocteau - Orphée (1927)

* Marguerite Yourcenar - La Nouvelle Eurydice (1931)

* Anouilh - Eurydice (1941)

* Supervielle - Orphée (conte donnant son titre au recueil de 1946, repris dans le recueil de 1951 : Premiers pas de l'univers)

* Tennessee Williams - Orpheus descending (1957)

* Michèle Sarde - Histoire d’Eurydice pendant la remontée (1991)

* Rosinski - Van Hamme - Au-delà des ombres, tome 5 de la Bande Dessinée Thorgal.


La mort d'Orphée :


* Virgile - Géorgiques - Livre IV (v. 317-558)

Traduction en vers de Victor Hugo (1817)

Traduction en vers de Marc Legrand (1896)

Traduction de Maurice Rat (1932)

Traduction en vers d'Henri Laignoux (1939)

* Ovide - Métamorphoses, XI, v.1-84

Traduction en vers de Thomas Corneille (1698)

* Mathieu Bénézet - Orphée, imprécation, Éd. Le Bel Aujourd’hui (1998)






Orphée définitivement aux Enfers :


* Platon - La République, X (614 b- 621 d) (le mythe d'Er)


Orphée en musique (et au cinéma) :


* Jacopo Peri - Euridice (1600) Texte du livret sur le site http://opera.stanford.edu/

* Monteverdi - Orfeo (1607)

o L'opéra filmé : Jean-Pierre Ponnelle - Orfeo (1978-88)

o Téléchargement des principaux airs en format MP3 sur le site www.streamwaves.com/

* Gluck - Orphée (fr. 1775, it. 1762)

o Episode de la représentation de l'Orphée de Gluck dans La Peste d'Albert Camus (1947), Folio, pp.181-183

* Berlioz - La mort d'Orphée (1827)

* Franz Liszt - Orpheus (1854) (poème symphonique)

* Crémieux et Offenbach - Orphée aux Enfers (1858)

et au cinéma : Horst Bonnet - Orpheus in der Unterwelt (1974)

* Darius Milhaud - Les Malheurs d'Orphée (1924)


Orphée définitivement aux Enfers :


* Platon - La République, X (614 b- 621 d) (le mythe d'Er)


Orphée en musique (et au cinéma) :


* Jacopo Peri - Euridice (1600) Texte du livret sur le site http://opera.stanford.edu/

* Monteverdi - Orfeo (1607)

o L'opéra filmé : Jean-Pierre Ponnelle - Orfeo (1978-88)

o Téléchargement des principaux airs en format MP3 sur le site www.streamwaves.com/

* Gluck - Orphée (fr. 1775, it. 1762)

o Episode de la représentation de l'Orphée de Gluck dans La Peste d'Albert Camus (1947), Folio, pp.181-183

* Berlioz - La mort d'Orphée (1827)

* Franz Liszt - Orpheus (1854) (poème symphonique)

* Crémieux et Offenbach - Orphée aux Enfers (1858)

et au cinéma : Horst Bonnet - Orpheus in der Unterwelt (1974)

* Darius Milhaud - Les Malheurs d'Orphée (1924)


Orphée définitivement aux Enfers :


* Platon - La République, X (614 b- 621 d) (le mythe d'Er)


Orphée en musique (et au cinéma) :


* Jacopo Peri - Euridice (1600) Texte du livret sur le site http://opera.stanford.edu/

* Monteverdi - Orfeo (1607)

o L'opéra filmé : Jean-Pierre Ponnelle - Orfeo (1978-88)

o Téléchargement des principaux airs en format MP3 sur le site www.streamwaves.com/

* Gluck - Orphée (fr. 1775, it. 1762)

o Episode de la représentation de l'Orphée de Gluck dans La Peste d'Albert Camus (1947), Folio, pp.181-183

* Berlioz - La mort d'Orphée (1827)

* Franz Liszt - Orpheus (1854) (poème symphonique)

* Crémieux et Offenbach - Orphée aux Enfers (1858)

et au cinéma : Horst Bonnet - Orpheus in der Unterwelt (1974)

* Darius Milhaud - Les Malheurs d'Orphée (1924)


Orphée définitivement aux Enfers :


* Platon - La République, X (614 b- 621 d) (le mythe d'Er)


Orphée en musique (et au cinéma) :


* Jacopo Peri - Euridice (1600) Texte du livret sur le site http://opera.stanford.edu/

* Monteverdi - Orfeo (1607)

o L'opéra filmé : Jean-Pierre Ponnelle - Orfeo (1978-88)

o Téléchargement des principaux airs en format MP3 sur le site www.streamwaves.com/

* Gluck - Orphée (fr. 1775, it. 1762)

o Episode de la représentation de l'Orphée de Gluck dans La Peste d'Albert Camus (1947), Folio, pp.181-183

* Berlioz - La mort d'Orphée (1827)

* Franz Liszt - Orpheus (1854) (poème symphonique)

* Crémieux et Offenbach - Orphée aux Enfers (1858)

et au cinéma : Horst Bonnet - Orpheus in der Unterwelt (1974)

* Darius Milhaud - Les Malheurs d'Orphée (1924)


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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 06:02
 
  1. Orfeu Negro de Marcel Camus, 1959 avec Marpesa Dawn et Bréno Mello


En 1959, Marcel Camus adapte la pièce Vinicius de Moraes et transpose dans le Brésil moderne le mythe d’Orphée et d'Eurydice. Eurydice est une jeune et douce paysanne noire qui arrive à Rio, la veille du carnaval, pour fuir un homme qui la terrorise. Orphée est un conducteur de tramway qui recueille tous les succès dans son Moro, l'un de ces villages haut perchés où vivent les Noirs de Rio. En conduisant son tramway, Orphée rencontre Eurydice. Ils s'aiment dès le premier regard, Eurydice oubliant sa peur, Orphée, la promesse de mariage qu'il a faite à Mira, sa fiancée jalouse et volcanique. Au cours de la répétition qu'Orphée dirige pour le défilé du lendemain, ils scelleront leur union. Mais à ce moment même réapparaît le persécuteur d'Eurydice: la Mort. Elle s'enfuit mais est bientôt rattrapée par Orphée, qui intervient à temps pour arracher la jeune fille à son tortionnaire. Grâce à un déguisement qui la dissimule, Eurydice peut, malgré la présence de Mira, accompagner Orphée durant le défilé. Et la grande nuit commence, dans le délire des rythmes de Samba...


Camus connu grâce à ce film, un succès commercial et critique impressionnants (comme en témoigne la Palme d’Or qu'il reçut en 1959). Il le doit surtout à l’intérêt susciter par cette adaptation du mythe d’Orphée chez les noirs du Brésil. Tout au long du film, il mélange acteurs et danseurs professionnels, aux amateurs et à la population locale, notamment les habitants du Miro qui vénèrent Orphée. Camus disait en entrevue à la sortie de son film : «Je n"ai pas voulu faire une transposition trop évidente de la légende d`Orphée. Je l'ai fait… par la bande en quelque sorte, sans y toucher…la transposition poétique se fait par l"intermédiaire de deux enfants et Orphée lui-même ne sait pas exactement à quel point il est Orphée et comment il recoupe la légende.»

Mais le propos du film prend un autre intérêt quand on pense à l’apport symbolique et poétique de la population brésilienne. Un mythe bien européen transposé dans une culture tout autre qui prend forme à travers le Carnaval de Rio, la danse, les rythmes et la population locale.

Citation de l'auteur du film : "La légende orphique est un thème inépuisable : musiciens, peintres, sculpteurs, chorégraphes, cinéastes, poètes, romanciers et auteurs dramatiques ont tenté de percer le mystérieux amour de ces deux êtres prédestinés. Comme pour toute transposition anthropomorphique des lois physiques, psychiques et spirituelles régissant l'Univers, les interprétations peuvent varier à l'infini. Dans Orfeu Negro nous avons essayé de mêler le mythe solaire, l'idée de la transmutation de l'amour humain et celle, basique dans l'orphisme, des vibrations comme source et expression de la vie, afin d'accomplir une image d'Orphée aussi proche que possible de celle du héros de la légende. Et la courbe générale du film nous a été comme imposée par celle, harmonieuse, d'une onde vibratoire avec sa naissance, son exaltation et sa mort préludant à une renaissance." (Marcel Camus)

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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 16:15

Chargez et écoutez (l'image est fixe) :

http://fr.youtube.com/watch?v=reuxEbO6WAM

Présentation : qui était Orphée ?

Orphée, fils du roi de Thrace et de la muse Calliope, était le poète et le musicien le plus célèbre qui n'ait jamais vécu. Orphée charme de sa lyre tous les êtres vivants et c'est à ce titre qu'il entre dans le temple moderne dédié à la nature et à l'homme, le muséum d'histoire naturelle. Le mythe d'Orphée pose clairement la question du devenir de l'humain après la mort et interroge sur une éventuelle résurrection.

Les élèves de la Fabrique des Mythes

Orphée en poésie :

Orphée par le pouvoir de sa lyre enchantée
A su charmer les plus horribles prisonniers
Des Enfers où ils étaient condamnés.

Voulant récupérer Eurydice trop tôt enlevée,
Il compta énormément sur sa volonté
Pour sortir de cet enfer sa moitié

Mais trop épris de l'être aimé
Il eut le malheur de se retourner
Et vit Eurydice qui par sa faute en pierre disparaître

Comme privé de son coeur à jamais
Il se refusa pour toujours à aimer
Et repoussa toutes celles qui à lui se présentaient

Il paya cher le prix de son éternelle fidélité
Et fut sauvagement assassiné
Pour avoir aimé à jamais

Eurydice deux fois décédée

Henry Mélissa Virginie, 2nde6

Autres poèmes dénichés par les élèves :

-Eurydice! Eurydice! Où t’envoles-tu donc?
-Orphée, mon bien-aimé.
Je m’en vais mais ne te quitte point mon amour…
Je pars avec des parcelles de toi,
Tes mains et tes baisers sont gravés sur moi…
Je m’en vais mais ne te quitte point mon amour,
J’ai en moi ton visage et tes lèvres,
Je garde en mon cœur nos serments et nos promesses…

-Eurydice! Eurydice! Où t’enfuis-tu donc?
-Orphée, mon musicien adoré,
Je m’en vais mais ne te fuis point mon amour…
Je pars avec tes doigts imprégnés sur ma peau blanche
Et mes bras enroulés sur ta poitrine nue…
Je m’en vais mais ne te fuis point mon amour, 
Je ferme les yeux et ton visage me sourit,
J’ouvre mes lèvres et ta bouche me nourrit de baisers…

-Eurydice! Eurydice! Où te caches-tu donc?
-Orphée, mon tendre fiancé,
Je m’en vais mais ne me cache point mon amour…
Ne me vois-tu point revêtue de ma robe de mariée?
Je suis feuillage aux mil couleurs de ta forêt enchantée,
Je suis aurores boréales aux mil néons de tes nuits insomniaques,
Je suis mer océane aux mil flots éponge de tes sanglots…
Ne suis-je point ta vie, ton souffle et ton sang?

-Eurydice! Eurydice! Où te niches-tu donc?
-Orphée, mon amant si doux,
Je m’en vais mais ne me dérobe point mon amour…
Je suis devant toi toute nue nichons bien en vue
Et je suis soudée à ta peau comme une sangsue goulue…
Je suis toujours là jumelée à ton être, moi ton ombre fugitive,
Je suis toujours là estampillée sur ta cervelle-solfège, moi ta musique lascive,
Je suis à jamais ligotée à ton corps-adonis comme une vigne odoriférante...

-Eurydice! Eurydice! Où es-tu donc?
-Orphée, mon jeune aimé,
Je m’en vais mais ne te quitte point mon amour…
Ne sens-tu point ma fraîcheur sur la rosée à la petite aurore?
N’entends-tu point mes ululements de chouette cendrée au crépuscule?
Ne reconnais-tu point ma souriance et mes yeux doux de louve dans tes rêves les plus fous?
Ne déposes-tu point ma souvenance sur ton cœur et les cordes de ta harpe?

-Eurydice! Eurydice! Où t’envoles-tu donc?
-Orphée, mon bien aimé,
Je m’en vais mais ne te quitte point mon amour…
Je reviendrai dans tes complaintes et tes refrains,
Je me ferai chanson dans ta bouche,
Je me ferai accord au bout de tes doigts…
Ne suis-je point le feu de ton corps?
Ne suis-je point la fête dans ton cœur?
Ne suis-je point la fée de ton âme?
Orphée, mon bien-aimé,
Je m’en vais mais ne te quitte point mon amour…


Le miracle qui a coulé dans vos oreilles, c'était la contralto Kathleen Ferrier interprétant Orphée dans l'opéra de Gluck.


Petite iconographie :

 


Orphée, Eurydice et Hermès - Musée du Louvre. Bas relief de l’antiquité grecque. 











 













Nicolas Poussin 1594-1665 : Peintre français né à Villiers, près des Andelys en 1594 et mort à Rome en 1665. 







Prochainement sur la fabrique du mythe, Orphée au cinéma !!
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 15:54
Salomé est un personnage mineur, lié à l'histoire de Saint
Jean-Baptiste. Les Évangiles ne mentionnent même pas son
nom. Le mythe se développe à partir de la Renaissance, dans
la peinture tout d'abord. La littérature, puis l'opéra s'en
emparent finalement dans la deuxième moitié du XIXe siècle
au cours de la période dite "décadente". Les plus grands
artistes de l'époque illustreront, à leur manière, le mythe
de Salomé : Mallarmé, Flaubert, Oscar Wilde, Apollinaire,
Gustave Moreau, Massenet, Richard Strauss, Huysmans. Cet
engouement pose deux questions : pourquoi le choix des
artistes décadents s'est-il porté sur Salomé ? Qu'est-ce
que le personnage de Salomé peut nous apprendre sur le
mouvement littéraire de la décadence ?

Un peu de Strauss, avec Teresa Stratas :

http://fr.youtube.com/watch?v=uEUhGRe53dY

la suite de ce même extrait :

http://fr.youtube.com/watch?v=yS_Z68XpB-o&feature=related


Une version kitsch hollywoodien de cet épisode, dans Salomé de W. Dieterle. Remarquez que Rita Hayworth résiste à tous les ridicules :

http://fr.youtube.com/watch?v=JjI8G6gA65w&feature=related


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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 14:26



Comme de nombreux mythes et légendes de la mythologie grecque, la légende de Prométhée, selon différents philosophes, est racontée de diverses manières.
Prométhée est un Titan, fils de Japet et de Thémis ou selon certains auteurs, de Clymène, et frère de Ménoetios, d'Atlas et d'Epiméthée.
Selon la majorité des récits, Prométhée apparaît comme le créateur de la race humaine. En effet, Zeus, le roi des dieux, aurait confié la tâche de la création des êtres vivants à Prométhée et à son frère Epiméthée. Prométhée se chargea de créer les hommes à partir d'argile et c'est la déesse Athéna qui leur donna la vie. Epiméthée, lui se chargea de distribuer aux hommes et aux animaux les dons nécessaires à leur survie. Mais Epiméthée, dont le nom signifie "celui qui réfléchit trop tard" était un écervelé et suivait ses impulsions premières pour ensuite y réfléchir. C'est ce qu'il fait en cette occasion car il distribua tous les meilleurs dons aux animaux, si bien qu'il ne restait plus rien  pour les hommes. Regrettant trop tard son erreur, il demanda de l'aide à son frère. Prométhée prit alors la suite de la création de l'espèce humaine. Se rendant compte de l'immense infériorité de l'homme par rapport aux animaux (aucune qualité leurs est propre, aucune arme leur permettant de survivre), cherchant une solution pour les sauver et ne pas les laisser démunis, s'envola jusqu'au char du soleil auquel, au moyen d'une torche il déroba le feu, le ramène sur terre et en fait don aux hommes. Selon d'autres récits, il  aurait dérobé le feu à Héphaïstos, dieu des forgerons. Ce don permet aux hommes d'acquérir les outils et les techniques et par là, la civilisation,l a meilleure des protections,bien plus efficaces que celles données aux animaux.
Lorsque Zeus vit que les hommes commencèrent à être de plus en plus forts, et en plus en possession du feu, un pouvoir qu'il voulait garder pour lui et les dieux, il voulut se venger. Pour cela,Zeus décida d'enchainer Prométhée à un rocher du Caucase où un vautour venait lui dévorer le foie quotidiennement, sans cesse renaissant. Ce supplice dura éternellement jusqu'au jour où Héraclès tue le vautour d'une flèche et libère Prométhée.

Zeus décida également de faire le malheur de l'humanité en envoyant Pandore, la première femme de la Terre dotée par les dieux de toutes les qualitées possibles, en particulier celle de la beauté.

Cependant Hermès, messager des dieux, lui fait don de la fourberie. Elle est envoyée à Epiméthée, qui tombant sous le charme de cette femme parfaite, décide de l'épouser.
Arrivée sur Terre, Pandore a comme consigne de toujours garder fermée une jarre que lui avait confiée Zeus. Mais poussée par la curiosité, elle l'ouvre. Une fois le couvercle soulevé se déversent alors tous les malheurs, tous les maux (peine,fatigue,maladies,mort...) sur l'humanité. Effrayée, elle tente de refermer alors la jarre, et ne parvient qu'à garder à l'intérieur de la jarre "l'espérance, l'espoir"pour aider les hommes à supporter leurs malheurs.



Le mythe de Prométhée, créateur des hommes, représente la foi dans l'humanité et la révolte contre le destin mais illustre aussi la volonté de toujours faire des progrès, d'apprendre, d'évoluer, d'acquérir quelque soit le moyen une parcelle de pouvoir.


aigle_devorant_Promethee-2.jpg

La version de Paul_Rubens


promethee_moreau-copie-1.jpg

Et celle de Gustave_Moreau

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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 14:14
Voici l'adresse d'un blog ami, réalisé par une classe du lycée Lislet-Geoffroy :
theatrejamais203.over-blog.com/
 Je vous le recommande vivement !
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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 10:58
 
 
 
Le lac du Loch Ness est situé en Ecosse sur la faille des Highlands à 150 kilomètres au nord de Glasgow. Ce lac mesure 40km de long, 2 km de large et à certains endroits, sa profondeur peut atteindre 300 mètres. Ses eaux glacées, noires de la tourbe des collines environnantes, entraînent une obscurité totale à partir de 15 mètres de profondeur. Ce manque de visibilité, la profondeur ainsi que le décor sinistre font de ce lieu un antre idéal pour un monstre solitaire…
 
 
Déjà au Moyen-Age, des sirènes et des créatures sous-marines peuplaient ce lac entouré de mystère. Mais le « mythe » du Loch Ness ne fait son apparition qu’en l’an 565, lorsque le Saint Moine Irlandais aurait vu le montre. Selon les écrits de Saint Adamnan, un des disciples du moine était en train de traverser le loch à la nage, lorsque le monstre fit brusquement surface avec de grands rugissements et la gueule grande ouverte. Saint Columban, après avoir fait le signe de croix et invoqué le tout puissant, aurait arrêté l’élan du monstre par ces mots « Ne songes pas à aller plus loin ni à faire du mal à cet homme, vas-t’en vite ! » La bête obéit et depuis ce jour, n’a jamais fait de mal à personne. Mais l’on peut se demander si cette version ne sert pas à montrer l’efficacité des prières, tout simplement….
Les témoignages suivants remontent au 18e siècle, époque à laquelle une route militaire a été construite le long du lac et qui aurait tiré des créatures cauchemardesques de leur sommeil.
Mais le monstre du Loch Ness n’apparaît réellement pour la 1er fois qu’en 1933 avec une photo prise par un chirurgien londonien en vacances en Ecosse. La photo aurait était prise selon lui à environ 300 ou 800 mètres.
 
 
Cette photo fit la première page du Daily Sketch du 6 décembre 1933 et le mythe commença.
En 1934, suite à une nouvelle photo, un bureau d’enquête sur le Loch Ness est ouvert pour recenser les preuves de l’existence du monstre. Un nouveau témoignage est recenser en août 1934 : Robert Singe dit avoir vu par sa fenêtre une bosse noire de 1 mètre de long qui dépassait de 30 cm de la surface de l’eau. Il dit aussi que cette créature se dirigeait vers le nord à la vitesse de 25 km/heure.
Malgré l’ouverture d’un bureau d’investigation du Loch Ness en 1960, l’emploie d’un chasseur de monstre à plein temps (Oui oui ! C’est un métier « chasseur de monstre » ! Vous voulez vous y tenter ?!) et de nombreuses investigations scientifiques, l’existence du monstre n’est toujours pas prouvée !!
En 1975, Allen Wilkins apporte le témoignage le plus précis de l’histoire du monstre du Loch Ness : à 7h20, il voit une forme noire d’environ 7 mètres apparaître et disparaître ; à 10h12, il photographie 3 bosses triangulaires sortant de la surface de l’eau et à 21h25 il aperçoit une tâche noire émergente de l’eau et formant deux bosses. Alors que les scientifiques se démènent pour apercevoir la bête, ce chanceux lui, l’a aperçu 3 fois dans la même journée !!
  nessie3.jpg
Photo prise par un ouvrier forestier en 1957
De nombreuses théories existent selon lesquels Nessie aurait été confondu avec un animal quelconque nageant dans le Loch, un tronc d’arbre ou un mirage.
 
L’on ne peut pas vraiment classer le monstre du Loch Ness ( Nessie) dans la catégorie des mythes car jusqu'à aujourd’hui, rien ne prouve qu’il y a un monstre dans le lac mais rien non plus ne démontre réellement qu’il n’y en a pas. Cette légende est tout bonnement bénéfique à l’industrie locale du tourisme qui remporte de l’argent grâce au monstre. Nessie est donc une très bonne affaire pour la région.
 
Alors Nessie, Mythe ou Réalité ?!
Mystère….
 
 
 
 

 

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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 10:12

La licorne est un animal mythique, son nom vient du latin "unicornus", une seule corne, elle est appelée monokros en grec. On a également traduit le mot Re'em, présent dans la Bible, par "licorne". La licorne est souvent dépeinte dans les bestiaires médiévaux (recueil de fables), comme étant un cheval blanc et arborant une corne spiralée sur le front et qui peut vivre jusqu'à mille ans. Néanmoins, son aspect et sa personnalité différent parfois selon la région du monde où elle est censée être aperçue. Ainsi, en Occident, elle est souvent décrite comme étant sauvage et indomptable ; tandis qu'en Orient on raconte que c'est un animal paisible et doux, qui apporte la bonne fortune.
On en parle pour la première fois en Occident dans les textes écrits sous la plume de l'historien grec Ctesias, vers 380 av. J. C. sur la base de récits de voyageurs. Selon l'auteur, les licornes auraient habité l'Inde ; elles sont décrites comme étant des ânes sauvages aussi gros que des chevaux -et parfois plus encore-, leur pelage est blanc, leur tête rouge foncé et leurs yeux d'un bleu profond. Sur leur tête se dresse une longue corne d'environ 50 cm de long, généralement blanche à la base, noire au milieu et rouge sur le bout. Somme toute, il s'agit d'un animal fabuleux, mélange de rhinocéros indien, d'antilope de l'Himalaya et d'âne sauvage. Le narval est également appelé licorne de mer.

Légende de la licorne

La légende de la licorne est connue du monde entier ! On dit que le célèbre Noé a oublié la licorne et qu'elle s'est noyée. Mais il y a des tas d'autres légendes. De plus, la licorne est un mythe grec des plus importants. Elle est la monture des dieux. La légende dit qu'il existait des troupeaux de licornes qui vivaient dans une forêt enchantée. parfois, certaines étaient domestiquées par des princesses ou des fées. Cependant, ces dernières n'enfermaient jamais leur monture de peur qu'elle se laisse mourir de tristesse. Notre image de la licorne est généralement celle-ci ; la belle princesse chevauchant une jolie licorne blanche à la crinière longue et bouclée. Pourtant les licornes peuvent aussi être noires.

Source et éléments de la légende

Ce qui caractérise essentiellement la licorne, c'est sa corne unique : 
les cornes des mammifères peuvent prendre des formes diverses. Alors que sur le front,elles sont normalement une paire, il arrive aussi qu'une seule des deux cirnes se développe, et (plus impressionnant car le résultat est alors parfaitement central) elles peuvent fusionner, ce qui donne une corne unique. C'est notamment le cas des cornes de certaines chèvres. Ainsi, conformément à la légende, quelques animaux à corne unique et ressemblant à la description classique de la licrone occidentale sont attestés (dont un bouc en 1982 dans un zoo américain). Bien entendu, de tesl animaux naturels mais rarissimes ne constituent pas une espèce mais seulement des specimens monstrueux, et on peut comprendre qu'ils aient suscité des interprétations magiques. 
Les défenses de narval (en fait une dent) furent identifiées comme étant celles des licornes, ajoutant de la crédibilité au mythe, entretenu par ce cadeau mystéreiux entre princes. 
Les antilopes africaines de type oryx et le rhinocéros indien (plus petit que l'africain et avec une corne unique) ont également été présentés comme une explication possible, car leur description à partir de ces pays lointains laisse de la place à de nombreuses déformations.

Licorne occidentale

L'historien grec Ctésias, vers 400 av JC, rapporte l'existence d'un animal sauvage dont la corne possède des propriétés médicinales. 
La licorne occidentale est un quadrupède magique, blanc, avec une corne torsadée sur le front. Elle se rapproche du cheval par la forme générale et la taille, mais aussi de la chèvre dont elle a les sabots fourchus et la barbiche, ou des cervidés. 
Le symbolisme sexuel est assez explicite. La licorne est femelle et vierge, mais sa corne lui donne un attribut mâle. Symbole de sagesse et de pureté, elle ne peut être approchée  et apprivoisée que par une jeune fille vierge mais certains contes rapportent l'histoire d'un homme qui parvient à vaincre une licorne, en échappant à un coup de sa corne qui s'enfonce dans un arbre, ce qui laisse l'animal à la merci de l'homme, qui peut alors s'emparer de sa corne.
Les légendes racontent que la corne unique fait office d'antidote. Sous forme de poudre, elle facilite la guérison des blessures. Elle permet de purifier les eaux et de neutraliser les poisons (le roi de France disposait d'une corne de licorne à cet usage, ce qui pour autant ne lui faisait pas négliger des précautions plus terre à terre...)

Héraldique

La licorne est aussi une figure héraldique imaginaire, qui, selon la tradition, a des sabots fourchus de cervidé et une barbiche sous la gueule. On la retrouve surtout dans les ornements extérieurs de l'écu. 
Dans les armes de Grande-Bretagne, le lion représente l'Angleterre et la licorne, l'Ecosse. La présence combinée de ces deux créatures symbolise l'union impériale des deux couronnes.
Sur le même modèle, lion et licorne, figurent également dans les armoiries du Canada. Ici, cependant, la licorne porte la bannière des armes de France (trois fleurs de lys d'or sur fond azur) semblable au blason royal de France qui ornait la croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, symbole de la "chose française" (de Gaulle) en Amérique.
En France, on trouve la licorne dans les armoiries de la ville normande de Saint-Lô et de la ville alsacienne de Saverne. 

La licorne chinoise (Ki-rin ou Ch'i-lin)

Elle ressemble peu à celle décrite en Europe. Elle est souvent comparée 0 un reptile à queue de boeuf, proche du cerf et portant sur le front une corne recouverte de fourrure (d'où le nom de licorne utilisé). Elle représente la douceur, la bonté et la prospérité (surtout chez les enfants et les adolescents)
La licorne est également un symbole de perspicacité, et était traditionnellement représentée dans les tribunaux chinois du système imperial sur la tenture séparant la salle d'audience et le cabinet du magistrat (peut-être son unique corne au miliei du front symbolise-t-elle la facilitté à trancher en séparant le vrai du faux).
Avec le système des cinq éléments, la licorne est associée aux quatre animaux bénéfiques, à xavoir le dragon, l'oiseau vermillon du sud, le tigre et la tortue noire. Elle est censée vivre mille ans et apparaît lors de la naissance des empereurs et des grands sages. Elle symbolise le bonheur d'avoir des enfants.

Bibliographie

R. Barjavel,
Les Dames à la licorne
A. Paré, Discours de la mumie, des venins, de la licorne, de la peste. 1582.

Un site intéressant : 
fbecuwe.free.fr/licortap.htm
Le site du musée de Cluny qui conserve les célèbres tapisseries de la Dame à la Licorne :
www.musee-moyenage.fr/pages/page_id18368_u1l2.htm

licorne.jpg

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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 10:08

Le vote est désormais clos. Après avoir procédé au dépouillement devant Maître Crochu, huissier de justice, voici la publication officielle des résultats : 
2ème dauphin : le DRAGON VERT de Saint-Georges

dragon.png


1er dauphin : DAVY JONES
 

jones.jpg

VAINQUEUR : L'OISEAU DE L'ENFER

jardindesd--lices.jpg

" ...Je suis très ému... très ému d'obtenir ce titre si convoité... Je voudrais remercier Hyéronimus sans qui rien n'aurait été possible..."

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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 06:29

Après le concours de Miss France, remporté par Miss Réunion, comme vous le savez tous, la fabrique du mythe lance son propre concours de beauté dans une catégorie trop souvent négligée : la monstruosité. Votez pour le monstre de votre coeur ! Dernier délai : dimanche 16 décembre à minuit. Publication des résultats lundi 17 décembre à 12h.
VOTEZ ET ENCOURAGEZ VOS PROCHES A VOTER !
Pour voter, il suffit de laisser un commentaire...

Candidat n°1 : Le Minotaure, par Picasso

minotaure.jpg

Candidat n°2 : La Créature de Frankenstein, par Boris Karlof

Karlof.jpg

Candidat n°3 : le diabolique oiseau du Jardin des délices de Bosch

jardindesd--lices.jpg

Candidat n°4 : Les joueurs de cartes par Otto Dix

otto-dix2.jpg


Candidat n°5 : le monstre d'Andromède, par un Napolitain anonyme

androm--de.jpg

Candidat n°6 : le dragon de Saint Georges par Ucello

dragon.png

Candidat n°7 : La Bête, par Jean Marais

jean-marais.jpg

Candidat n°8 : Le Cyclope d'Odilon Redon

cyclope.jpg

Candidat n°9 : l'impitoyable Jones de Pirates des Caraïbes

jones.jpg

Candidat n° 10 : Jabba the Hutt

2564925-JabbaTheHutt.jpg

VOTEZ POUR VOTRE MONSTRE PREFERE !!
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